Organ­i­sa­tion gou­verne­men­tale à Béjaïa

Présen­ta­tion du parc :

Le Gouraya présente des richesses écologiques et esthé­tiques excep­tion­nelles, notam­ment la flore dont cer­taines espèces sont d’une impor­tance nationale comme la sta­tion à Euphor­bia den­droïdes et celle du Bupleu­rum plan­tagineum.

Pour la faune, le parc est con­sid­éré comme une aire naturelle par excel­lence du singe Magot Macaca syl­vanus et un véri­ta­ble sanc­tu­aire ornithologique favor­able aux oiseaux séden­taires ou migra­teurs. Il y» a entre autre 15 sites his­toriques et 09 sites pit­toresques.

Le parc étant lim­ité au nord par la Méditer­ranée sur 12 km, il subit de plein fouet l’influence de celle ci.

Le parc de Gouraya ren­ferme trois écosystèmes :


1Ecosys­tème ter­restre: représenté par les 2080ha dont 100ha représen­tant les falaises, car­ac­térisées par la présence d’espèces floris­tiques endémiques et rares et le lieu de nid­i­fi­ca­tion des rapaces.

Comme le restant des aires pro­tégées d’Algérie, celle de Gouraya, répond au schéma con­ven­tion­nel des parcs nationaux de part le monde par l’existence de 03 zones :

1Zone cen­trale (326 Ha soit 15,4%) : Elle sert de lab­o­ra­toire à ciel ouvert
2Zone tam­pon (579 Ha soit 27,3%) : Le rôle de cette classe est la pro­tec­tion des ter­ri­toires les plus pro­tégés
3Zone de tran­si­tion (1215 Ha soit 57,3%) : C’est une zone d’attraction, de loisirs et de tourisme


2Ecosys­tème marin : L’étude de la par­tie marine du parc réal­isée par l’Institut des sci­ences de la mer et de l’aménagement du Lit­toral (ISMAL) sur la base d’une con­ven­tion. Actuelle­ment, la par­tie marine du Parc National de Gouraya n’a aucun statut par­ti­c­ulier. Ce site est d’une super­fi­cie de 7 842 hectares n’a fait l’objet d’aucune pro­tec­tion légale jusqu’à main­tenant.
Dans la lit­téra­ture spé­cial­isée, la par­tie marine du Parc National de Gouraya est con­sid­érée comme une par­tie inté­grante du parc (PNUE/​UICN, 1989).


3Ecosys­tème lacus­tre : Il s’étend sur une super­fi­cie de 2,5ha, ayant des pro­fondeurs allant de 0,5 à 18m, ce qui favorise la crois­sance d’une végé­ta­tion var­iée (Roseaux Phrag­mites com­mu­nis, Typha Typha angus­ti­fo­lia) et le développe­ment du phy­to­planc­ton, a cet effet le site accueille des oiseaux d’eaux migra­teurs et séden­taires.

Aussi par sa sit­u­a­tion à la lim­ite immé­di­ate de la ville de Béjaia, il con­stitue une aire éduca­tive et attrac­tive en matière de détente et de loisirs.

Il y» a lieu de citer l’existence d’une mosaïque de vil­lages à l’intérieur du parc dont l’intégration des riverains s’avère prin­ci­pale.
Toutes ces richesses méri­tent d’être con­servées et préservées, pour cela le parc a entre­pris plusieurs actions scindés en qua­tre thèmes:
- Recherche sci­en­tifique pour assurer la ges­tion, la con­nais­sance indis­pens­able pour le suivi du milieu et de son évo­lu­tion
- Pro­tec­tion des sites naturels d’intérêt excep­tion­nel, des zones frag­iles ou de grande valeur écologique.
- La sen­si­bil­i­sa­tion et la vul­gar­i­sa­tion du grand pub­lic
- Inté­gra­tion des pop­u­la­tions riveraines.
Il y a lieu de sig­naler qu’en l’an 2004 le Gouraya est d’une impor­tance inter­na­tionale puisqu’il est classé comme réserve de biosphère.